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Stations de travail · Simulation

Station de travail pour la simulation avec Ansys, Abaqus ou COMSOL : le matériel qui compte

En simulation, l’ordinateur fixe le temps d’attente de chaque résultat et la taille du modèle que vous pouvez résoudre. Beaucoup de cœurs ne suffisent pas : la mémoire et les licences pèsent autant que le processeur. Ce guide explique comment dimensionner une station de travail de calcul.

Équipe technique d’ACD&CO28 octobre 20267 min de lecture

Ce qui limite une simulation

Un solveur par éléments finis (FEA) ou de mécanique des fluides numérique (CFD) effectue des millions d’opérations sur d’énormes matrices. Trois choses décident du temps qu’il met :

  • Cœurs : le calcul se répartit entre eux, dans la limite de la licence.
  • Bande passante mémoire : les données doivent atteindre les cœurs ; si elles n’arrivent pas à temps, les cœurs attendent.
  • Quantité de mémoire : si le modèle ne tient pas, le solveur écrit sur le disque et tout devient beaucoup plus lent.

Canaux mémoire : le goulot d’étranglement caché

Chaque canal mémoire apporte un débit fixe. Un Ryzen en a deux, un Threadripper quatre, un Threadripper PRO huit et les EPYC pour serveur de six à douze. En CFD et dans beaucoup de solveurs itératifs, passer de deux à huit canaux accélère davantage que doubler les cœurs.

C’est pourquoi, pour simuler sérieusement, il faut remplir tous les canaux avec des modules identiques : quatre modules pour quatre canaux, huit pour huit.

En CFD, au-delà d’un certain nombre de cœurs par canal, les cœurs supplémentaires n’apportent presque rien : un processeur avec moins de cœurs et plus de canaux est plus rentable qu’un autre avec beaucoup de cœurs et peu de canaux.

De combien de mémoire avez-vous besoin

Cela dépend de la taille du modèle et du type de solveur. Les solveurs directs par éléments finis sont les plus gourmands ; les solveurs itératifs et la CFD demandent moins par élément, mais leurs modèles sont souvent plus gros. À titre indicatif :

Mémoire indicative selon le type de travail
TravailMémoire indicative
Petites pièces et assemblages, analyse linéaire64 Go
Gros assemblages, contacts et non-linéarité128 à 256 Go
CFD de plusieurs dizaines de millions de cellules256 Go ou plus
Multiphysique et très gros modèles512 Go ou plus

Regardez le pic de mémoire de vos simulations actuelles dans le journal du solveur et gardez une marge de 30 à 50 % : les modèles grossissent toujours.

Les licences décident du nombre de cœurs à utiliser

Beaucoup de logiciels de simulation facturent au cœur, et cela change le calcul :

  • Ansys inclut quelques cœurs dans la licence de base et facture le reste via des packs HPC.
  • Abaqus fonctionne avec des jetons : plus de cœurs, plus de jetons.
  • COMSOL ne facture pas au cœur sur une même machine.

Si chaque cœur supplémentaire coûte de la licence, mieux vaut un processeur avec moins de cœurs mais plus rapides et tous les canaux mémoire remplis. Si la licence ne vous limite pas, plus de cœurs et plus de canaux.

La carte graphique : pour voir le modèle et parfois pour calculer

Pour travailler sur le modèle, une carte graphique professionnelle de milieu de gamme avec pilotes certifiés suffit, comme une RTX PRO 2000 ou une RTX PRO 4000. La question est de savoir si votre solveur calcule sur le GPU : certains le font déjà (Fluent a un solveur GPU natif, et Mechanical et Abaqus accélèrent une partie du calcul), mais tout le travail n’en profite pas.

Avant d’investir dans une grosse carte pour calculer, vérifiez quelle partie de votre cas utilise le GPU et s’il a besoin de la double précision : les cartes graphiques actuelles sont très fortes en simple précision et bien plus faibles en double.

Disque de travail et résultats

Les solveurs écrivent d’énormes fichiers temporaires, et les résultats prennent beaucoup de place. Un SSD NVMe dédié comme disque de travail, séparé du système, évite que le calcul attende le disque ; les résultats terminés peuvent ensuite partir sur un serveur ou un NAS avec sauvegardes.

Trois points de départ

Trois configurations de départ pour la simulation
UsageProcesseurMémoire
Simulation ponctuelle en plus de la CAORyzen 9 de 16 cœurs128 Go, 2 canaux
Calcul quotidien sur des modèles moyensThreadripper de 24 à 32 cœurs256 Go, les 4 canaux remplis
CFD et gros modèlesThreadripper PRO512 Go ou plus, les 8 canaux remplis

Toutes avec un disque de travail NVMe séparé et testées 24 heures à pleine charge, exactement ce que fera la machine quand vous lancerez une simulation de nuit.

Questions fréquentes

Plus de cœurs, est-ce toujours plus rapide en simulation ?

Non. Au-delà d’un certain point, c’est la bande passante mémoire qui commande, et si la licence est facturée au cœur, chaque cœur en plus coûte de l’argent. Le plus efficace est d’équilibrer cœurs, canaux mémoire et licences.

Combien de mémoire faut-il pour Ansys ou Abaqus ?

Cela dépend du modèle et du solveur. À titre indicatif, 64 Go pour de petits modèles, 128 à 256 Go pour de gros assemblages avec contacts et 512 Go ou plus pour de très gros modèles. Regardez le pic de mémoire dans le journal du solveur et gardez de la marge.

Une GeForce convient-elle pour la simulation ?

Pour voir le modèle, oui. Pour calculer, cela dépend du solveur : certains accélèrent sur le GPU en simple précision et d’autres ont besoin de la double précision, où les cartes graphiques actuelles sont faibles. Vérifiez-le sur votre propre cas avant d’acheter.

Station de travail ou serveur de calcul ?

Si une seule personne lance les calculs et veut voir les résultats à son bureau, une station de travail. Si plusieurs personnes calculent ou si les simulations durent des jours, un serveur de calcul en rack avec plus de canaux mémoire, partagé par l’équipe.

Vous voulez dimensionner votre machine de calcul ?

Envoyez-nous le logiciel, le type d’analyse et la taille de vos modèles : nous vous proposons processeur, mémoire et disques, avec le prix, sous 12 heures ouvrées.

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